Accueil > Conseils > Deuil > Comment vivre son deuil en fin d'année ?

Rubrique : Deuil

Comment vivre son deuil en fin d'année ?

Le 23 novembre 2015 16:20 par Dans Nos Coeurs

La période des fêtes de fin d’année approche, et l’excitation des retrouvailles, des cadeaux ou encore des repas copieux se fait de plus en plus ressentir. Pourtant, en marge de ces instants de bonheur tant attendus se cache en réalité un sentiment de profonde détresse et solitude chez certaines personnes. Pire, cette période peut parfois être associée à une notion plus dramatique, à savoir la mort.

L’hiver, symbole d’une nouvelle mort


D’une manière générale, l’hiver marque l’achèvement d’une année, conduisant à un nouveau cycle perçu comme un saut vers l’inconnu : « qu’est-ce-qui m’attend l’année prochaine ? ». C’est une transition difficilement supportable pour certains, car elle renvoie à une notion de changement qui peut effrayer, un aspect mystérieux qui tend à fragiliser ses repères. La fin d’année est également là pour rappeler que le temps passe, entraînant avec lui l’écoulement de la vie. Enfin, à partir du mois d’octobre (approximativement), la baisse de la luminosité extérieure joue négativement sur le moral : on parle de « dépression saisonnière », qui disparaît avec l’arrivée du printemps.

Comment bien vivre son deuil en fin d’année ?


Selon une approche plus individuelle cette fois, l’arrivée des fêtes peut coïncider avec des souvenirs douloureux.
Alors, comment aborder une période de fêtes qui nous rappelle la perte d’un proche ? Comment composer avec l’absence d’un être cher qui animait autrefois ces moments privilégiés ?
La première chose à faire est de refuser l’isolement, l’exclusion. L’erreur consisterait à garder votre chagrin pour vous plutôt que de le partager de manière ouverte et sincère.

Une situation de tristesse conjuguée au désarroi de votre entourage à votre égard peut causer un malaise qu’il vaut mieux éviter en échangeant. En effet, l’entourage peut parfois être davantage gêné à l’idée de voir une personne malheureuse et renfermée plutôt que de faire face à quelqu’un qui sait libérer ses émotions.
Cela est également vrai dans la sphère amicale, principalement mise en avant lors du réveillon du Nouvel An. Dans les deux cas de figure, il est essentiel de ne pas se laisser submerger par la nostalgie.

Par ailleurs, être heureux ne doit pas rendre coupable de la perte de ceux que l’on aime. Ce n’est pas non plus une forme d’oubli : le souvenir peut s’entretenir par des photos, des marques de sympathie, ou encore des mots à l’attention du défunt. A partager dans la vie réelle, ou sur un site comme dansnoscoeurs.fr. Car le besoin d’exprimer son affection peut se manifester par divers moyens, qu’ils soient concrets ou abstraits, matériels ou immatériels.

Arrêter de penser pour panser


Afin de ne pas broyer du noir, il convient d’éviter de passer les fêtes seul. Si ce n’est pas la famille qui partagera les fêtes avec vous, pensez aux associations de quartiers ou encore à vos voisins. Donnez également un sens à cette période, en vous investissant par exemple dans l’achat de cadeaux qui sauront faire plaisir. La joie est communicative : le bonheur des autres vous contaminera, même si vous pensez que ce n’est qu’éphémère. Si vous ne vous sentez pas capable de le faire, déléguez à une personne qui saura se montrer compréhensive.

Adoptez aussi certains réflexes, comme changer de lieu pour les repas, ou encore modifier vos habitudes de consommation des fêtes (ouverture des cadeaux, changement de menu). Ce que vous ferez en une année donnée n’est pas forcément calqué sur l’année précédente, ou ne ressemblera pas à l’année suivante.

Si la chaleur humaine n’est pas votre panacée, changez d’air, offrez-vous quelques jours de vacances à la neige… ou au soleil. N’ayez pas peur également de consulter et de vous faire aider par des professionnels de la santé (médecins, psychologues…), qui sauront se montrer à votre écoute.

Quelle que soit la décision prise, gardez en mémoire que personne n’est en droit de juger ou de forcer une personne en deuil.

Pour aider des parents en deuil


En ces périodes propices au bonheur des enfants, les couples ou parents dévastés par la perte de leur progéniture peuvent s’en remettre à des associations. Celles-ci accompagnent et soutiennent les parents en deuil, comme la Fédération "Naître et vivre" (deuil périnatal) ou encore l’association "Apprivoiser l’absence" (qui offre des groupes de parole).


Partager l'article