Les métiers liés à la fin de vie

Le funéraire sans tabou
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A l’heure où la mort approche, nombreux sont les professionnels à nous accompagner. La fin de vie est un moment souvent partagé dans la douleur, surtout quand la grande faucheuse n’avait pas encore prévu de passer…

Sauver une vie, retarder la mort

La fin de vie est l’affaire de nombreux professionnels, qu’ils interviennent dans le médical ou le secourisme par exemple. Ils peuvent être salariés ou bénévoles, mais leur but est le même : éviter ou retarder la mort.

La fin de vie ne concerne pas que les personnes âgées. Sa prise en charge médicale, en France, est réglementée*. Elle peut avoir lieu au domicile de la personne, en maison de retraite ou à l’hôpital.

A domicile

Le patient peut être épaulé par un infirmier libéral ou par les SSIAD (services de soins infirmiers à domicile) dans le cadre de soins courants, de toilettes mais aussi de soins palliatifs. Ceux-ci peuvent aussi être effectués par des services d’hospitalisation à domicile ou des équipes mobiles de soins palliatifs. L’objectif est de soulager physiquement et psychologiquement un maladeen fin de vie, et qu’il parte dans la dignité. Les proches du patient peuvent trouver du soutien auprès de ces professionnels, des soins jusqu’au travail de deuil.

Les établissements pour personnes âgées

La personne résidant en EHPAD (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes) bénéficie des soins en interne. Elle peut également être suivie par des équipes mobiles de soins palliatifs qui assistent le personnel soignant de l’établissement. La famille a parfois la possibilité de loger sur place et ainsi de rester auprès de la personne âgée durant sa fin de vie.

A l’hôpital

Les soins palliatifs peuvent aussi être dispensés à l’hôpital, au sein du service spécifique, ou sous forme d’accompagnement par une équipe mobile.
Lorsque le patient est en fin de vie, la famille peut être consultée si une personne de confiance a été au préalable désignée. L’avis est seulement consultatif, le médecin prenant la décision finale.
Il est possible également que le patient ait fait part de directives anticipées au sujet de la poursuite ou de l’arrêt des traitements en fin de vie. Dans ce cas, le médecin doit en être informé avant d’agir.

D’autres formes d’accompagnement

Des formations existent pour des professionnels soucieux de l’accompagnement en fin de vie. Les professionnels visés peuvent être aides à domicile, employés de maison, assistants maternels, gardes d'enfants, auxiliaires de vie… La formation permet alors de sensibiliser à la prise en charge globale des besoins physiques, psychologiques, spirituels et sociaux de personnes en fin de vie. Au terme des jours de formation, une attestation est remise aux participants.

Par ailleurs, des associations, comme « Les Petits Frères des Pauvres » cherchent des bénévoles pour accompagner les personnes malades en fin de vie. L’association relève que 57% des décès à l’hôpital et 11% des décès en maison de retraite ont lieu dans la solitude la plus totale.

Accompagner en fin de vie est un processus dont on connait le début mais pas la durée. Mais l’issue reste la même : la mort. L’accompagnement, c’est donner de sa personne pour aider le patient à accéder au repos éternel de manière paisible.

La fin de vie peut être un cheminement. Elle peut également être soudaine, brutale, nécessitant l’intervention de corps de métiers dévoués à autrui… parfois au péril de leur propre vie.
Certaines professions nécessitent des interventions délicates, à l’image des pompiers, des secouristes ou des forces de l’ordre. Il s’agit alors de mener à bien sa mission, celle de sauver des vies, en prenant parfois des risques inconsidérés.

*Notamment par la Loi Kouchner de 2002 (les malades décident par eux-mêmes de la poursuite ou de l’arrêt des traitements) et de la Loi Léonetti de 2005 (contre l’acharnement thérapeutique).
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