L'eau et la terre, éléments impitoyables

Souvenirs de notre histoire

Inondations, séismes et éruptions volcaniques sont trois phénomènes naturels qui ont causé de nombreuses pertes humaines, et beaucoup de dégâts matériels. Focus sur les ces évènements meurtriers.

Ce sont deux éléments à l’origine de nombreuses catastrophes meurtrières dans le monde, bien que moins dévastateurs que les maladies en raison de leur effet limité dans l’espace et le temps.

La Chine, entre inondations et tremblements de terre

En 1887, 1931 et 1938, les inondations secouent la Chine. La plus terrible reste celle de 1931. Elle puise son origine dans un printemps et un été extrêmement pluvieux qui ont conduit à des montées des cours d’eau, notamment les fleuves Yangzi Jiang et Huang He, ainsi que la rivière Huai He. Les inondations sont violentes et insistantes car le sol est déjà saturé en eau. Au moins 150 000 personnes auraient péri. Certaines sources estimeraient ce chiffre à 4 millions.

Outre l’Empire du Milieu (Chine), les Pays-Bas ont également souffert des inondations.

La Chine a connu également des tremblements de terre extrêmement ravageurs : plus d’1.5 million de personnes aurait perdu la vie dans son histoire suite à ce type de catastrophe naturelle. Plus proche de nous, le 12 Janvier 2010, Haïti était victime d’un tremblement de terre foudroyant : 300 000 morts environ, un chiffre en partie justifié par la proximité de l’épicentre avec la capitale Port-au-Prince, ville la plus peuplée d’Haïti (2.5 millions d’habitants).

Concernant les tsunamis, la Chine est globalement épargnée. Le 26 décembre 2004, le tsunami au large de l’Indonésie, dans l’Océan Indien, est devenu le raz-de-marée le plus meurtrier, engendrant la mort de plus de 200 000 habitants, en majeure partie des Indonésiens. Le séisme a provoqué un tsunami générant des vagues de 30 mètres de hauteur, et l’énergie issue des ondes sismiques a été évaluée à 30 000 fois la bombe jetée sur Hiroshima.

De manière générale, l’Asie reste le continent le plus exposé aux tremblements de terre ainsi qu’aux tsunamis.

Les éruptions volcaniques, un phénomène désormais maîtrisé

La volcanologie permet depuis longtemps d’anticiper les risques d’éruptions. D’autant plus que des signes annonciateurs perceptibles et audibles (détonations, nuées, secousses) mettent en garde parfois plusieurs semaines (voire des mois) avant l’éruption. Mais il est difficile pour autant de prévoir la durée et surtout la puissance de l’éruption, dont les conséquences s’opèrent plusieurs centaines de kilomètres autour.

Pour cette raison notamment, certaines éruptions ont causé des dommages impressionnants, comme en Indonésie (1815 et 1883). Le 10 Avril 1815, le Tambora entre en éruption. Pendant 5 jours consécutifs, le volcan crache sa lave et éjecte une considérable quantité de pierre ponce. Les explosions se font entendre à 1 400 kilomètres du volcan, avec une puissance de 8 fois celle du Vésuve en l’an 79. Plus de 60 000 personnes ont perdu la vie à cause de cette catastrophe, qui la place au premier rang des éruptions les plus meurtrières.

En 1883, le Krakatoa devient à son tour actif : le 27 août, le volume sonore le plus important de l’histoire est entendu, jusqu’à près de 5 000 kilomètres du volcan. La pluie de cendres mêlée aux vagues de tsunamis aurait généré plus de 36 000 morts.

L’année 1902 sera celle des derniers gros désastres enregistrés : la Montagne Pelée en Martinique et le Santa Maria au Guatemala.

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