Le christianisme et la mort

Souvenirs de notre histoire
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La mort est l'ultime étape physique de la vie. Elle peut être aussi le début d'une nouvelle qui, selon la Bible, est davantage spirituelle. Que dit la religion chrétienne de cette notion de la mort ? Explications.

Place de la mort dans le christianisme

Jusqu’au Vème siècle, les Chrétiens se croient à l’abri d'une vie de miséricorde après la mort, le baptême les protégeant contre les enfers, réservés aux païens. Par la suite, les pécheurs deviennent sujets aux enfers. Dans le christianisme, l’homme n’est originellement pas destiné à la mort, c’est le péché qui, rompant le contrat avec Dieu, conduit à la mort. Le Christ, lui, a vaincu la mort par la résurrection. Il est sorti du tombeau et est apparu vivant à ses disciples, qui l’ont vu et en ont témoigné. Dans la religion, la vie est en fait une forme de pèlerinage, un chemin fait d’obstacles à surmonter, et d’expériences menant petit à petit vers Dieu.

Représentation de la mort dans le christianisme

Pourquoi la croix du Christ symbolise-t-elle la mort ? A l’époque de Jésus, être crucifié renvoie à une mort douloureuse. Le Christ étant l’incarnation de Dieu sur Terre, cette image témoigne de la solidarité de l’être suprême envers les hommes, leur prouvant ainsi qu’il peut endurer les mêmes peines. Cette symbolique renforce le lien et l’amour entre Dieu et ses fidèles.

La vie après la mort

Deux visions de l’immortalité apparaissent sous Saint Augustin : la mort est un choix qui s’offre à l’homme (« Devant les hommes sont la vie et la mort et ce qui plaît à chacun lui sera donné. ») ; d’autre part la mort ne peut pas faire disparaître l’homme, car en tant que création de Dieu, il représente l’immortalité divine. Seule la première version est purement chrétienne.

L’homme, après la mort physique, rejoint le chemin de Dieu, et une nouvelle vie commence. La crainte réside dans la mort spirituelle, qui éloigne de Dieu. Aujourd’hui, cette notion d’immortalité s’illustre davantage par une transformation biologique, avec l’idée que le corps renaît sous une autre forme.

Vivre la mort d'un proche

Une question fondamentale se pose : la mort physique d’un proche est-elle une réjouissance ou un fardeau ?
Quand un proche décède, et qu’on a la foi, on ne peut fermer les yeux sur la douleur engendrée par la mort. Mourir est une épreuve difficile, qui fait prendre conscience du détachement de la vie physique et de l’inconnue du dernier voyage, et pour ces raisons, on ne peut se féliciter de la mort. Les mourants implorent parfois le Ciel, et donc Dieu, de les accueillir. Mais qui peut prétendre au repos éternel quand il n’est pas un Saint ? Il n’est alors pas surprenant de prier pour accompagner le défunt vers la meilleure des destinations.

Pour la personne qui reste commence alors le travail de deuil, qui comporte une dimension spirituelle. En effet, celui qui a la foi se confie à Dieu, lui parle de ses peines, lui fait part de ses interrogations, de sa colère, et quémande la force nécessaire pour trouver la paix intérieure.
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