La crémation modifie le visage des cimetières

Lieux et objets du souvenir

La crémation fait aujourd’hui clairement concurrence à l’inhumation. Cette évolution rapide dans les mœurs a contraint les cimetières à de notables aménagements structurels, eu égard à la loi ou par simple volonté municipale.

L’incinération humaine gagne du terrain

La crémation devient une pratique de plus en plus plébiscitée. Elle représente aujourd’hui le choix de 35% des défunts (contre 1% en 1980). Le cimetière évolue face à la montée de la crémation. Dans les communes de plus de 2.000 habitants, la loi oblige depuis le 1er janvier 2013 la création ou l’aménagement d’un site cinéraire au minimum.

Ainsi, l’essor de la crémation conduit le cimetière à disposer d’un columbarium (espace collectif), des cavurnes (caveaux privés destinés à l’incinération des urnes funéraires) et un jardin de dispersion des cendres (appelé généralement « Jardin du Souvenir »).

Dans certaines villes, ces mesures légales ont permis de proposer de nouveaux services aux familles au sein des cimetières, comme à Rennes. Un archipel composé d’une rivière sèche a été aménagé, ainsi qu’une salle de recueillement.

Conséquences de la crémation

Les effets de la crémation sur l’évolution du cimetière peuvent être positifs (gain de place donc demandes satisfaites, empreinte écologique abaissée, etc.) comme négatifs (coûts engendrés par l’aménagement du site cinéraire). Si un cimetière n’est pas extensible, le site cinéraire peut être isolé, géré par la commune et les EPCI.*

A noter que la loi interdit depuis le 19 décembre 2008 de conserver une urne de cendres dans une propriété privée.

*Etablissement Public de Coopération Intercommunale

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