Ce qu'il faut savoir sur les contrats obsèques

Préparer mes obsèques

Il peut être intéressant de souscrire un contrat obsèques. Proposées par les banques, les compagnies d'assurance ou les entreprises de pompes funèbres, toutes les formules ne se ressemblent pas.

Pour soulager en partie ses proches, il peut être intéressant de souscrire un contrat obsèques. Proposées par les banques, les compagnies d'assurance ou les entreprises de pompes funèbres, toutes les formules ne se ressemblent pas.

Il y a des occupations plus agréables que de prévoir son propre enterrement. Pourtant, prendre quelques instants de réflexion à ce sujet n'est jamais totalement futile. Ne serait-ce que pour aider ses proches à organiser ses funérailles.

Les contrats d'assurances obsèques ont été conçus dans ce but et semblent correspondre aux besoins des Français, puisqu'il est estimé que 10 % des décès sont aujourd'hui préfinancés et que ce chiffre est destiné à augmenter. Ces contrats sont aujourd'hui proposés par divers organismes.

Faire les bons choix

Il existe actuellement deux principaux types de contrats. Les plus souscrits sont appelés « à capital » : ils permettent de prévoir une somme fixée par avance, versée en une ou plusieurs échéances, qui sera ensuite versée à un bénéficiaire désigné au moment du décès. Le capital visé est en moyenne fixé à 3 000 €, mais il faut savoir que son récipiendaire n'a aucune obligation de financer les obsèques avec le montant reçu. Il est néanmoins possible de s'assurer que cette personne n'utilise pas ce capital de manière irrégulière en précisant qu'il devra présenter des factures pour se faire rembourser par la compagnie d'assurances et que le reliquat sera versé aux ayants droit.

Le contrat « en prestations », quant à lui, permet de déterminer précisément le déroulement des obsèques, selon un devis établi dans les détails. Il faut d'ailleurs se méfier des contrats en prestations standardisés, qui sont parfois trop vagues dans leurs formulations.

Il n'est pas non plus illogique de prendre en compte l'inflation et de donner sa préférence à des prestataires qui s'engagent à ne pas répercuter sur les héritiers la différence éventuelle de coût qui peut survenir entre la signature du contrat et le décès.

Savoir payer

La plupart des contrats se signent entre 50 et 80 ans, mais leur mode de règlement varie. Ainsi, la prime unique est versée en une seule fois, lors de l'ouverture du contrat. Cette solution peut être privilégiée pour les souscripteurs jeunes, qui veulent s'assurer que leurs ayants droit recevront une somme précise et qu'eux-mêmes ne cotiseront pas en vain. La prime temporaire se finance par versements réguliers, de quelques dizaines d'euros, pendant un laps de temps déterminé dès le départ (entre dix et vingt ans en moyenne).

Les primes viagères, elles, sont versées jusqu'au décès du souscripteur, qu'il ait ou non atteint le montant du capital versé. Cette solution peut être particulièrement défavorable pour les personnes qui atteignent des records de longévité et qui continuent à payer au-delà du montant qui sera ensuite reversé. Pour éviter les mauvaises surprises, il faut aussi penser à vérifier sur son contrat l'absence de délai de carence ou d'exclusions, qui empêcheraient les proches de toucher le montant versé.

Enfin, il ne faut pas non plus oublier de prévenir ces derniers de l'existence d'un tel contrat.

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