Après leur mort, quelle place pour les animaux ?

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Les animaux de compagnie sont des membres à part dans la famille. Après leur décès, plusieurs solutions s'offrent au propriétaire quant au devenir du corps de l'animal : crémation, inhumation, taxidermie, ou encore cimetière animalier.

Nos compagnons à quatre pattes (ou plus, ou moins) font partir intégrante de la famille, et lorsqu'ils décèdent se pose la question du devenir du corps. Il faut savoir que la loi prévoit des traitements particuliers, et pénalise aussi tout manquement à ces règles. 

Les alternatives classiques possibles

- La crémation chez le vétérinaire (entre 15 et 120€ selon la taille de l'animal) : ce procédé consiste à incinérer l'animal parmi d'autres bêtes, un clap de fin brutal pour celui ou celle qui aimait vraiment son animal...

- La crémation individuelle. Plus coûteuse, elle prend en compte l'incinération, l'acquisition de l'urne voire des frais de transport. Le propriétaire peut assister à la cérémonie. L'urne est ensuite gardée au domicile ou placée dans caveau dédié, mais jamais dans une concession pour humains. 

- L'inhumation à domicile. L'animal peut être enterré dans le jardin, selon certaines conditions. *

- La taxidermie, pour redonner une apparence vivante à l'animal. Ce procédé est coûteux (plus de 300€) et nécessite un entretien régulier car le corps se détériore peu à peu.

Du cimetière physique au cimetière virtuel

Des cimetières dédiés aux animaux existent en France, le premier ayant ouvert à Asnières en 1899. Le cimetière animalier permet à l'animal (pas seulement chien ou chat) de trouver un lieu où reposer après son décès.
Il faut savoir que les règlements et procédés dans un cimetière animalier répondent aux mêmes exigences que le cimetière pour humains, à savoir :

- Acquisition d'une concession, en pleine terre ou caveau, aux alentours des 100€.

- Mise en place d'une tombe, pouvant être dallée, ornée et pourvue d'une stèle (compter plus de 500€). 

Par ailleurs, il existe aussi des cimetières virtuels où il est possible d'entretenir le souvenir de l'animal disparu, grâce à des messages et des photos. C'est une solution complémentaire ou alternative, moins coûteuse donc plus accessible, permettant un recueillement sur une sépulture dématérialisée. 

Droits et devoirs

- Petits animaux : les cadavres ne doivent pas être jetés dans les toilettes, égoûts poubelles ou cours d'eau, et laissés sur la voie publique, sous peine d'une amende de 150€.

- Gros animaux de plus de 40 kgs : Un équarisseur est nécessaire pour détruire la dépuille de l'animal, pour un coût allant de 80 à 180€ environ.

Si le devenir du corps de l'animal est soumis à des lois, on constate malgré tout que le propriétaire dispose d'un certain nombre de solutions pour offrir à son animal le meilleur des départs. Il est aujourd'hui question de savoir si, à l'avenir, un animal pourra être enterré aux côtés de son propriétaire. Cette idée mûrit petit à petit, et ne paraît pas aberrante eu égard à la place de l'animal dans le cocon familial. Et vous, qu'en pensez-vous ?

* être propriétaire des lieux, inhumer à 1m20 minimum de profondeur, sans sac plastique mais dans un linge ou une boite en papier ou cartonnée, et à 35 mètres de distance des habitations, des points d’eau et des rivières.
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