Les métiers en lien avec la mort

Le funéraire sans tabou

Envie d'en savoir plus sur les métiers du funéraire ? Dans Nos Cœurs vous propose un article sur le domaine professionnel lié à la mort et sur les nombreux métiers que proposent les services funéraires comme l'embaumeur, le thanatopracteur, le conseiller funéraire ou l'agent de pompes funèbres.

Le funéraire, un secteur porteur

Le secteur du funéraire est en perpétuelle évolution. Avant 1905, les services funéraires relevaient de l’Eglise. L’ouverture à la concurrence à partir du 8 janvier 1993 a favorisé l’apparition de nombreux acteurs, qui ont cherché à se démarquer par un développement des compétences.

Avec près de 600 000 décès recensés en France en 2015 (source INSEE), une première depuis l’après-guerre, le marché du funéraire poursuit son expansion et sa diversification. Ce constat devrait encore s’observer à l’avenir, puisque le nombre de décès ne cessera d’augmenter chaque année : la barre des 700 000 décès devrait être atteinte à l’horizon 2030.

Le marché des services funéraires pèse aujourd’hui plus de 3 milliards d’euros par an (dont 290 millions d’euros rien que pour les fleurs à la Toussaint), alors qu’il était encore inférieur à 2 milliards en 2011. L’augmentation des forfaits obsèques et la greffe de services supplémentaires n’en sont pas l’unique raison. En effet, on observe de plus en plus une volonté des particuliers à prévoir leurs obsèques (45%). Ils veulent s’assurer que leurs dernières volontés soient respectées et ne pas « embarrasser » d’un point de vue financier. Par ailleurs, la personnalisation des produits comme des services induit une hausse tarifaire significative.

La multiplication des maisons funéraires, la restructuration des enseignes, le vieillissement de la population et le changement des pratiques funéraires ont nettement modifié le paysage du secteur.

De nombreux métiers existent

Le secteur du funéraire regroupe actuellement en France environ 25 000 salariés pour 3 500 entreprises, dont 90% dénombrent moins de 10 salariés. On observe de plus en plus une féminisation du secteur.

Les pompes funèbres représentent 80% de l’activité du funéraire, la marbrerie 12,5%. La part restante englobe notamment les métiers connexes, autrement dit ceux qui ne sont pas en contact direct avec la famille ou les corps. La répartition approximative des emplois dans la branche est la suivante :

- porteurs (28%)

- assistants funéraires (23%)

- marbriers et graveurs (15%)

- responsables de magasins (8%)

- maîtres de cérémonies (3%)

- thanatopracteurs (2%)...*

Ces professions ont dû s’adapter aux évolutions de notre société : polyvalence, ou au contraire, hyper-spécialisation générée par un besoin profond de personnalisation du produit ou du service. Longtemps réservé à des professionnels pas ou peu qualifiés, le secteur du funéraire recrute aujourd’hui des salariés diplômés et formés. C’est d’autant plus vrai depuis que la fonction commerciale et les nouvelles technologies sont arrivées. Ces dernières ont ouvert de nouvelles perspectives, notamment sur Internet.

La toile offre en effet une multitude de services possibles à distance, tels que des conseils et démarches après décès, la consultation d’annonces nécrologiques, la livraison de fleurs, l’entretien de tombe, etc. La mise en place de ces services répond à des besoins spécifiques tels que la démocratisation du web et de ses supports d’accès ou encore le mode de vie nomade observé au sein des populations.

*Source : http://www.metiersdufuneraire.fr

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