L'écologie s'invite dans les obsèques

Le funéraire sans tabou
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Même après son décès, on peut souhaiter continuer à œuvrer pour le bien de la planète et des générations à venir. Cette idée n'est pas si saugrenue et de nombreux procédés permettent aujourd'hui de reposer en paix... et au vert !

Même après son décès, on peut souhaiter continuer à oeuvrer pour le bien de la planète et des générations à venir. Cette idée n'est pas si saugrenue et de nombreux procédés permettent aujourd'hui de reposer en paix... et au vert !

Un décès génère automatiquement de la pollution. Et si certains pensent encore qu'il n'existe pas d'autres manières de traiter avec la mort, des personnes un peu plus soucieuses de l'environnement ont réfléchi aux différents moyens de lier rites funéraires et écologie. Une fois n'est pas coutume, tout commence dans un cimetière...

Entre les tombes

Concevoir un cimetière écologique n'est pas une idée folle, c'est même une solution adéquate pour introduire un peu de vie en ces funestes lieux. Certains ont par exemple tenté d'abandonner les pesticides et de laisser les herbes folles proliférer. Dignes du château de la Belle au Bois dormant, les décors créés n'étaient cependant pas du goût de tous et d'autres idées plus pertinentes eurent tôt fait de remplacer ces allées faussement abandonnées.

En la matière, certaines pratiques anglo-saxonnes méritent qu'on s'y attardent, tant la verdure y est ingénieusement mise à l'honneur. L'implantation de haies champêtres composées d'une multitude d'odeurs et de couleurs a récemment fait des émules en nos frontières.

Autre coutume britannique, les Woodlands Burials offrent l'opportunité de remplacer les pierres tombales par des arbres, ils ont donné chez nous Les Arbres de mémoire, un parc de recueillement unique en France, implanté à Pruillé, dans le parc de l'Anjou.

Au Canada, les cimetières verts sont des forêts, parsemées d'écriteaux discrets. Ils sont gérés comme des réserves naturelles et deviennent des lieux de promenade... Une perspective qui pourrait faire son chemin chez nous aussi et qui permettrait de contrecarrer l'engorgement prévu des zones de sépulture actuelles.

Sous terre

D'autres éléments sont à prendre en compte lors d'un enterrement. Les cercueils sont fabriqués en bois, leurs capitonnages sont faits de matières synthétiques, les produits d'embaumement contiennent des formaldéhydes et même la crémation dégage des gaz à effet de serre. Des choix avisés permettent pourtant de ne pas laisser derrière soi une empreinte carbone trop importante.

Il est ainsi possible de limiter, voire de refuser, les injections de conservateurs. Le cercueil peut être en bois non traité et recouvert d'un vernis sans solvant ou, mieux encore, en carton recyclé.

Une inhumation en pleine terre permettra enfin d'éviter de faire couler du béton. Et, pour laisser encore moins de traces, les tenues enfilées pour ce dernier voyage seront en fibres naturelles...

D'autres techniques

Si la crémation semble plus écologique que l'enterrement, d'autres options commencent à être proposées dans le monde. Il en est ainsi de l'aquamotion, qui consiste à plonger le corps dans une eau à 93 °C contenant une dose importante de carbonates et autres hydroxydes, lesquels accélèrent la décomposition des tissus.

Après quatre heures ne restent que les os, qui sont ensuite réduits en cendres, sans que des particules ne soient rejetées dans l'air. L'eau employée au cours du processus est quant à elle réutilisée comme engrais. Ce procédé est principalement utilisé en Australie.

La promession, quant à elle, vient de Suède et transforme les corps en poussière après les avoir immergés dans de l'azote liquide. Tout est une affaire de choix... même après la mort.
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