Perdre son chien, plus douloureux qu’un proche ?

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La mort d’un chien est un épisode très pénible à vivre pour son maître. Membre à part entière dans la famille, son départ est parfois plus mal vécu que celui d’un proche.

Chien-homme, une alchimie qui s’entretient jusqu’à la mort

Depuis 30 000 ans, l’homme et le chien entretiennent une véritable relation d’amitié.

Quand le chien est en fin de vie, et que seule l’euthanasie peut abréger ses souffrances, les derniers instants passés aux côtés de l’animal sont très durs. Il y a les adieux, les derniers mots de réconforts, les ultimes caresses qui accompagnent ce fidèle ami vers la mort. Cette expérience est traumatisante pour bon nombre de personnes : croiser le regard de son compagnon à quatre pattes est émouvant, prend au ventre, saisit les entrailles, comme si l’animal lui-même savait que c’était le dernier échange.

Certains maîtres reconnaissent d’ailleurs deviner en l’animal un sentiment de confusion, de réconfort mais surtout d’amour. Le chien peut partir l’esprit apaisé, entouré des personnes qui l’ont aimé.

Un déchirement sans véritable deuil

Une étude menée au Lancashire, en Angleterre, a révélé que pour la plupart des propriétaires, la mort du chien était aussi difficile à encaisser que celle d’un être cher.

Pourtant, le deuil n’est pas le même. Pas d’avis de décès, pas de cérémonie, le chien est incinéré de manière collective, placé dans un cimetière animalier ou ramené par le propriétaire, qui se charge de l’inhumer dans son jardin. Il n’y a pas vraiment de deuil possible et de rituels permettant de surmonter la disparition de nos animaux.

Le chien, source de bonheur pour l’homme

Le chien serait la seule espèce à avoir évolué de façon à devenir compagnon de l’homme. C’est pour cette raison que, naturellement, nous pouvons parler aux chiens comme nous nous adressons à nos congénères humains. Le chien sait reconnaitre les gens, et interpréter les émotions uniquement par leur faciès.

Il arrive souvent que le maître puise une affection plus forte à travers son animal que par tout être humain. L’amour inconditionnel du chien, son dévouement, sa fidélité, et son absence de rancune  contribuent largement à ce constat. Ce n’est donc pas pour rien que les propriétaires de chiens se considèrent plus heureux que la moyenne.

Perdre son chien, ce n’est donc pas seulement perdre un animal. C’est se priver subitement d’un amour désintéressé, d’une forme de réconfort et de sécurité. Le départ du chien est un chamboulement au quotidien, pour soi, mais également au sein d’une famille.

Ce changement peut être vecteur d’un stress soudain. Il arrive même qu’après la mort de l’animal, les maîtres continuent à imaginer leur présence (par des bruits, des signes, des mouvements), témoin de la relation puissante qui existait entre eux… Alors, qui peut encore dire que le chien n’est pas le meilleur ami de l’homme ?

Et vous, avez-vous vécu la perte d’un animal ? Comment avez-vous fait votre deuil ?

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