Trouver du soutien dans la mort

Le funéraire sans tabou

La mort touche tout le monde, sans prévenir, et elle est présente quelle que soit son appartenance culturelle, religieuse ou sociale. Comment trouver du soutien face aux nombreuses questions sur la mort ?

Il est coutume de penser que la mort fait partie de la vie. Elle est le terminus d’un chemin, plus ou moins long, plus ou moins rude.

Psychologie de la mort

La notion de mort renvoie à deux pensées principales : l’acte physique de partir, d’une part, et aussi le sentiment de disparaître à tout jamais, de s’endormir pour ne plus jamais se réveiller. Cette seconde vision peut être effrayante car elle renvoie à l’idée que la mort emporte avec elle les souvenirs, mais aussi les sentiments, des satisfactions aux regrets, en passant par les joies et les peines, et enfin les secrets, les non-dits.

Mais dans les deux cas de figure, la mort peut être source d’angoisse, car considérée comme une inconnue : est-elle une étape de la vie, un carrefour vers une autre destinée ? Ou en est-elle simplement le terminus ? Sent-on la mort venir à nous ? Quel ressenti a-t-on lors du dernier souffle ?

La psychologie de l’être humain intègre la notion de la mort très tôt, dès l’enfance. Celle-ci peut conduire à une peur pour soi-même, mais aussi à une peur de perdre un être proche. Pour cette raison, chacun a une approche propre de la mort, selon son âge, son vécu ou même ses croyances. La mort suscite des réactions diverses. Est-ce qu’un évènement tragique dans notre vie nous rend plus sensible à la mort ou, au contraire, nous transmet l’envie de profiter au mieux de la vie ?

S'interroger sur la mort, c’est finalement se poser de plusieurs questions. Afin de faire face à vos appréhensions, vos doutes, ou votre peur de mourir, il vous est possible d’avoir recours à un psychologue. Celui-ci pourra alors échanger avec vous sur des expériences de vie, et de mort, et ainsi vous libérer du poids qu’elle représente dans et sur votre existence.

Si votre enfant vous pose des questions sur la mort, vous devenez son premier rempart et, en quelque sorte, vous cherchez naturellement à vous substituer au rôle de psychologue. La tâche n'est pas simple, mais elle n'est pas insurmontable.

Psychologie du deuil

Lorsque la mort touche un être cher, le mécanisme pour se reconstruire est long et pénible. C’est ce que l’on appelle le processus du deuil, qui s’effectue généralement en cinq étapes. Là encore, des disparités existent entre les personnes. Que faire ? Prendre sur soi, ou en parler ? Si oui, avec qui ? Une personne de confiance, dans son entourage, ou un psychologue ?

Le deuil étant personnel, il appartient à chacun de nous. Cela signifie que toute personne est libre de le vivre comme elle l’entend, seule ou accompagnée. Aujourd’hui, au-delà des professionnels dédiés à la mission du soutien et à la psychologie, il existe des magazines, des livres et des sites Internet divulguant des conseils et proposant des solutions afin de remonter la pente.

Faire son deuil, c’est parvenir d’une façon ou d’une autre à pardonner le départ de l’être aimé.

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