Le thanatopracteur

Le funéraire sans tabou
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Exerçant un métier peu connu, le thanatopracteur, ou embaumeur, réalise des soins de conservation sur le corps du défunt, à la demande de la famille. Voici quelques choses à savoir sur la profession et la formation de thanatopracteur.

Etre thanatopracteur

Le travail de thanatopraxie s’opère en trois phases : l’hygiène, la conservation et la présentation.
Tout d’abord, il convient au thanatopracteur de laver et de désinfecter le corps, puis d’injecter une solution conservatrice (à base de formol) et enfin d’habiller, coiffer et maquiller le défunt. L’objectif est de redonner au corps une apparence sereine afin que le défunt garde sa dignité même après la mort. En tout, 1h30 à 2h d’intervention sont nécessaires.

En France, 20 à 25% des décès se solderaient par une intervention de thanatopraxie, soit environ 100 000 par an.
Il est évident alors que devenir thanatopracteur requiert une aisance à manipuler les corps et à appréhender les situations de deuil. Le métier exige des précautions quant à l’utilisation de produits toxiques et d’instruments acérés.

La formation du thanatopracteur

La formation du thanatopracteur s’effectue sur 2 ans environ. La théorie de 9 mois s’articule autour de l’anatomie, des soins de conservation, de la microbiologie, ou encore de la médecine légale. Le stage pratique dure environ 1 an. L’épreuve finale se compose d’une composition écrite de 6h puis d’un soin de conservation. Le candidat se voit attribuer le diplôme national de thanatopracteur.

Le salaire du thanatopracteur dépend du statut et de l’expérience. En effet, un thanatopracteur junior en pompes funèbres peut prétendre à 1500€ environ tandis qu’un libéral confirmé pourra gagner jusqu’à 4000€.
Le professionnel peut donc aussi bien exercer au funérarium, qu’à l’hôpital ou au domicile du défunt.
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